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dimanche 24 mars 2013

Le dit de Pashao


Dans la région de Pashao,
la guilde des lettrés
et celle des fermiers
ne s’entendaient guère,
et on les voyait souvent tenir
les propos les plus durs
l’une à l’encontre de l’autre.

Le lettré n’avait que mépris
pour ces fermiers sans imagination,
dont l’esprit obtus
ne pouvait percevoir la vie autrement
qu’une course effrénée
à la satisfaction des besoins
primaires.

Mépris tout aussi partagé par le fermier
à l’égard des ces jeunes lettrés,
incapables de rien faire de leurs dix doigts,
et dont les interminables années d’étude
ne révélaient rien d’autre
qu’un goût immodéré
à la paresse.

Bref, ces deux-là,
dont les efforts conjugués
assuraient pourtant la prospérité
présente et à venir
de la région de Pashao,
ne pouvaient pas se sentir.

Quant au banquier et au politicien,
en revanche,
ils s’entendaient très bien.

Le dit de Pashao
T.R.

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